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Interview alumni : Laure Quattrochi, Acheteuse SI

7/20/2021
ESAP
Interview alumni : Laure Quattrochi, Acheteuse SI

Laure, c’est la définition de la personne qui sait se donner les moyens de réussir. Ancienne esthéticienne, elle a exercé cette passion pendant près de 10 ans dans de nombreux hôtels de luxe autour du globe. Seulement voilà, de retour en France et après une déconvenue professionnelle, elle décide de reprendre ses études. Et puisqu’elle ne fait jamais les choses à moitié, elle est repartie pour le grand chelem : 4 années aussi denses qu’excitantes. Elle nous raconte son histoire, celle d’une personne en reconversion, aujourd’hui pleinement épanouie dans son nouveau métier passion : les achats.


Qu’est-ce que vous faisiez avant de venir à l’ESAP ?

Au tout départ j’étais esthéticienne. J’ai obtenu un BTS esthétique /cosmétique et j’ai exercé ce métier pendant 10 ans, notamment dans les hôtels de luxe, ce qui m’a permis de beaucoup voyager. Suite à ça je suis retournée sur Bordeaux où j'ai travaillé pendant deux ans en tant que commerciale sédentaire pour un grossiste, dans le domaine de la coiffure et de l'esthétique. On allait signer un CDI mais pour certaines raisons ça ne s'est pas fait, je me suis alors retrouvée au chômage un peu du jour au lendemain...  

J’en ai profité pour regarder ce que je pouvais faire, c’est à ce moment que j’ai vu que je pouvais reprendre mes études. J’ai notamment pu bénéficier d’un congé individuel de formation (CIF) qui a financé ma formation. Grâce à ce dispositif j’ai pu reprendre les cours tout en continuant de percevoir une petite rémunération.

Donc j’ai commencé par un DUT TC en un an à Bordeaux, en formation continue. C’était vraiment hyper dense ! Je pense que si j’avais su que c’était aussi dur je ne me serais pas lancée dans l’aventure. 😅 Dans le même établissement, j'ai poursuivi avec une licence professionnelle achat que j’ai réalisée en alternance.  

J’ai d’ailleurs trouvé mon entreprise lors de mon entretien de sélection pour la licence. Mon futur employeur faisait partie de mon jury. C’était une bonne surprise car je pensais avoir complètement loupé ! J’ai donc fait la licence en alternance au sein de La Poste. Je travaillais au niveau du réseau et j’effectuais des appels d’offres pour acheter tout ce qui est maintenance, chauffage, ventilation...pour tous les bureaux de Poste de Nouvelle-Aquitaine (environ 1500 bureaux). 

Comment se sont passées vos années à l’ESAP ?

A la fin de ma licence, je regardais beaucoup les offres d’emploi. Il n'y en avait aucune d'intéressante et elles demandaient toutes un master…  Je me suis dit qu’il fallait absolument que je continue et c’est à ce moment que j’ai contacté l’ESAP. J’ai passé l’entretien tout en demandant à La Poste de me garder. Chose qu’ils ont faite :) 

Au final je suis restée seulement les 6 premiers mois de mon master car leur situation était en standby et je ne voulais pas rester à rien faire. Alors j’ai démissionné et j’ai trouvé une autre alternance. Ça a été très dur, parce que je ne leur ai rien dit et je me suis acharnée pour trouver une autre entreprise. Finalement, j’ai réussi à signer un contrat avec une PME dans la maintenance pour terminer mon année.

C’est alors que le directeur de l’ESAP m’a appelé pour me demander si je voulais continuer pour la dernière année, titre RNCP de niveau 7 (équivalence  Master 2). Je n’avais pas du tout envisagé de rester et je n’avais pas recherché d’alternance. Il m’a dit qu’il avait une offre à me faire parvenir.. J’ai passé l’entretien et j’ai eu le job ! C’était chez Natixis, BPCE Assurance à Mérignac. 

J’y ai effectué toute mon année, j’ai beaucoup appris et j'appréciais beaucoup l’entreprise. Personnellement, je préfère évoluer dans des grands groupes que dans des PME. Je m’y sens plus à l’aise, je trouve que la courbe de progression est plus forte et qu'il y a plus de confort car plus de moyens.

Je suis sortie diplômée avec mention Très Bien de l’ESAP. Natixis m’a donné un super sujet de mémoire qui m’a permis d’exceller dans mes résultats. Le sujet de mon mémoire portait sur la relation achat entre les grands groupes et les start-up. 


Et suite à votre diplôme, avez-vous trouvé un emploi tout de suite ?

Depuis j’ai eu différents emplois. J’ai commencé par travailler trois mois chez Serma Groupe, où j’ai été acheteuse pour trois filiales qui font du contrôle qualité sur les composants électroniques. J'ai notamment travaillé sur les batteries de la Zoé avec Renault.  Ensuite, j’ai travaillé à l’aéroport en tant qu'acheteuse IT pendant 6 mois.

Aujourd’hui, je suis acheteuse SI pour la MAIF, donc j’achète et je pilote toute la partie qu’on appelle centre de services et centre de prestations. Souvent dans les grands groupes, une partie de la Direction des systèmes d’information (DSI) est externalisée. On confie une partie de l’activité à des centres de services qui mettent des experts à disposition de notre équipe.  

En plus de cet emploi, j’ai commencé il y a peu à donner des cours au sein du diplôme Acheteur Leader de l’ESAP. Je suis donc passée de l’autre côté de la force ! Et j’interviens depuis 2 ans comme jury de mémoire.


Qu’aimez-vous le plus dans le métier d’acheteur ?

Ce qui me plait plus ? C’est le fait de découvrir plein de métiers différents, c’est de pouvoir être contributeur et moteur, pouvoir faire faire des économies (on dit savings dans le métiers) à mon entreprise, réfléchir à des nouvelles stratégies, des mutualisations… C’est un métier qui demande beaucoup de réflexion et c’est vraiment ce qui me plait. 


Qu’est-ce qu’un bon acheteur pour vous ?

Pour moi, un bon acheteur c’est celui qui arrive à satisfaire son client interne, son patron et en même temps à créer une relation gagnant-gagnant avec son fournisseur. 


Un conseil à donner aux personnes qui s’intéressent aux achats ? 

Il ne faut pas lâcher, même si des fois c’est dur ! Il faut continuellement poser des questions à ses interlocuteurs pour être sûr de bien comprendre les besoins et enjeux. Et surtout il faut être curieux ! Il faut comprendre, étudier le marché et être vif d’esprit. Le métier d’acheteur est complexe mais une chose est sûre, vous ne vous ennuierez jamais !