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Flavie Rudelin, itinéraire d'une consultante achats devenue chef d'établissement

1/3/2022
ESAP
Flavie Rudelin, itinéraire d'une consultante achats devenue chef d'établissement

Flavie a fait toute sa carrière dans les achats. Après avoir fait ses armes dans l’industrie automobile, elle rejoint le ministère du Budget pour faire évoluer leurs pratiques en termes d’achat. Une expérience riche en apprentissage qui lui donnera le goût de l’enseignement. Aujourd’hui elle jongle entre son rôle de consultante & formatrice et celui de chef d’établissement. 

 

Bonjour Flavie, quel est votre parcours professionnel ?

Suite à l’obtention de mon diplôme à l’école de commerce de Bordeaux (aujourd’hui appelée Kedge), j’ai intégré un service achats dans le secteur de l’automobile (Valéo puis Renault-Nissan). Suite à cette expérience j’ai rejoint le Ministère du budget afin de prendre en charge les  achats de prestations  intellectuelles. Mon rôle était d’importer les pratiques du privé dans le secteur public afin de professionnaliser la filière achat et contribuer à une meilleure gestion des dépenses de l’Etat.

Ensuite j’ai intégré le monde du conseil et j’ai travaillé en détachement chez L'Oréal. Je faisais des achats en RH et prestations de propriété intellectuelle, avant de prendre la responsabilité d’autres portefeuilles.

Aujourd’hui je suis intervenante à l’IAE de Lyon pour un master 2 spécialisé achats, et suis également chef d’établissement de l’ESAP Bordeaux pour le titre Acheteur Leader certifié RNCP niveau 6 (BAC +4). Par ailleurs, j’ai aussi des missions de formation et de conseil auprès de différents  clients.

Pourquoi avoir décidé de vous tourner vers l’enseignement ?

Mes expériences précédentes d'encadrement n’ont fait que confirmer que ce que j’aime vraiment c’est de partager les compétences et les savoirs. C’est donc naturellement que je me suis peu à peu intéressée à l’enseignement. J’aime particulièrement enseigner la stratégie achats et former les élèves aux différents outils et à la négociation.

Quels sont les grands enjeux de la profession ? Des achats en général ?

Les acheteurs ont un rôle de chef d’orchestre au sein d’une entreprise car ils coordonnent une multitude d’acteurs internes et externes. Néanmoins, il est vrai que leur place n’est pas “acquise” dans toutes les entreprises et qu’il reste encore du lobbying à faire, pour être considéré à part entière et être sollicité sur des questions stratégiques. Les achats doivent encore faire preuve de pédagogie sur leur rôle essentiel et se rendre indispensables.

Pour cela, il faut rendre service et démontrer la valeur ajoutée de sa consultation par exemple. 

Le contrôle et la connaissance des fournisseurs est un point stratégique important,  ils sont  le prolongement de l’entreprise. Aujourd’hui, on ne peut plus se couvrir d’un manquement sous prétexte d’avoir fait recours à un fournisseur / sous-traitant dont on ne connaissait pas les conditions de travail par exemple. 

Comment attirer plus de jeunes sur ces fonctions ?

Le métier d’acheteur est encore un peu mal connu mais il offre de réelles perspectives. De plus, l’offre est en constante évolution. On peut facilement évoluer et/ou se tourner vers d’autres métiers de l’entreprise.

Quelle est la différence entre un acheteur et un commercial ? L’acheteur, tout comme le commercial, doit savoir rendre son entreprise attractive.

Enfin, vous qui formez de nombreux acheteurs en devenir chaque année, c’est quoi un bon acheteur ?

Un·e bon·ne acheteur c’est quelqu’un qui a un bon relationnel et sait s’imposer subtilement. Il faut être en mesure de comprendre rapidement son écosystème et les enjeux qui tournent autour de la mission. Il faut pouvoir s’adapter à ses interlocuteurs et vulgariser l’approche achats pour bien faire comprendre son rôle de chef de projet.